La Mine Perdue de Phandelver – Episode 1

Dans la cité de Padhiver, un nain au nom de Gundren Chercheroche avait approché cinq jeunes aventuriers pour leur demander d’amener un convoi rempli de provisions et de fournitures jusqu’à la colonie rude et accidentée de Phandalin, à deux jours environ de voyage au Sud-Est de la ville. Visiblement excité, Gundren avait été plus discret qu’à l’accoutumée au sujet des raisons de ce voyage, se bornant à indiquer que ses frères et lui avaient mis la main sur « quelque chose de gros » et qu’il paierait 10 pièces d’or à chacun des aventuriers pour escorter sans incident ses biens jusqu’à Chez Barthen, un relai commercial situé à Phandalin. Il s’était ensuite mis à cheval pour les précéder accompagné de Sildar Vestibulediver, un guerrier, prétextant qu’il devait arriver plus tôt pour « régler quelques affaires ».

Après avoir passé les derniers jours sur la Haute Route qui, depuis Padhiver, se dirige vers le Sud, Kossef le noble déchu, Jervan Rurik le clerc nain, Roberto Forza le roublard halfelin, Quarion le mage elfe et enfin Roland de la Brède, le guerrier avaient bifurqué à l’Est sur la Piste de Triboar. Ils n’avaient essuyé aucun revers jusque là, pourtant ils ne pouvaient s’empêcher d’être sur leurs gardes : les contrées environnantes demeuraient dangereuses car la piste était régulièrement menacée par des hors-la-loi.

Mais d’autres raisons expliquaient le sentiment ambigu qu’ils éprouvaient en s’engageant sur la piste.

Kossef songeait avec tristesse à sa ville natale, Corlinn Hill, dont les décombres gisaient sous les coulées de lave. “Phandalin est mon seul espoir” pensa-t-il. Après avoir été presque complètement détruite cinq siècles auparavant, la proche Phandalin connaissait un nouvel essor : quelques filons avaient été redécouverts et les colons avaient suivi les prospecteurs et commencé à reconstruire la ville au cours des trois ou quatre dernières années. A présent, Phandalin avait besoin d’un champion ayant le courage et la volonté de ramener la loi et l’ordre. “Quelqu’un comme moi” conclut silencieusement Kossef.

Jervan ruminait une prière adressée à Marthammor Duin, le dieu nain des vagabonds, des voyageurs et des rejetés. C’était le seul moyen pour ne pas sentir le sang bouillir dans ses veines. Depuis qu’il avait eu connaissance des exactions perpétrées par les Marquerouges, une bande de brigands qui sévissait dans la région de Phandalin, il n’avait pas d’autre pensée que de mettre fin à leurs activités criminelles. “Je sais bien ce dont nous sommes capables lorsque personne ne s’érige contre nous pour nous faire discerner ce qui est bon et ce qui ne l’est pas”. Mais il chassa vite cette douloureuse pensée. Depuis l’appel de son dieu, sa vie avait retrouvé un sens : amender ses fautes. “Gloire à Marthammor Duin”, il murmura.

Pour Roberto le retour à Phandalin revêtait un caractère plus personnel. Il avait lui-même fait partie pendant quelque temps des Marquerouges, jusqu’à ce que quelqu’un n’essaye d’avoir sa peau en l’accusant injustement. Pour Crossedeverre, le chef des brigands, la version de Roberto ne présentait aucun intérêt : il l’avait condamné à mort. Roberto n’avait échappé que de peu au destin funeste que ses anciens compagnons lui réservaient. “Je vais découvrir qui m’a trahi et lui apprendrais que l’on ne se débarrasse pas aussi facilement de Roberto Forza !”. Frissonnant de colère, il caressa la lame de son coutelas. A présent, il était bien décidé à identifier le responsable de sa déchéance et à se venger. Crossedeverre et peut-être même tous les Marquerouges connaîtraient son courroux. “Il faut que je rencontre Halia Thornton à Phandalin, c’est la seule personne capable de s’ériger contre les Marquerouges”. La seule d’ailleurs qu’ils évitaient soigneusement de molester. Une raison devait expliquer cette relative immunité et il devait la mettre à jour : la préparation de sa vengeance commencerait par interroger la jeune femme d’affaires.

Quarion frissonnait. Les visions que lui avait envoyées en songe Oghma montraient qu’une tribu de gobelins avait profané un lieu  saint pour le dédier au vile dieu Maglubiyet. Le goût amer de la bile envahissait sa bouche à chaque fois qu’il y pensait : il ne pouvait se résoudre à une telle offense. “Soeur Garael m’attend à Phandalin”. La prêtresse de Tymora, déesse de la chance, lui apporterait certainement son aide.

Pour Roland, Phandalin n’était qu’une étape vers une destination plus lointaine, Arbretonnerre. Autrefois sa famille et ses amis habitaient cet endroit, mais c’était bien avant d’être réduits à une vie misérable et à la merci des plus puissants. Il savait que les ruines étaient désormais hantées par des zombies mais ce n’était pas ce qui l’intéressait. “Un dragon !”. Il était tout excité à cette pensée. Selon diverses rumeurs, un dragon occupait le Vieille Tour : voilà un exploit digne d’un véritable héros, un héros comme lui. “Lorsque j’aurai terrassé le dragon, le monde entier comprendra que je suis promis à une glorieuse destinée”.

Perdus dans leurs pensées respectives, les aventuriers suivirent la Piste de Triboar pendant une demi-journée. Alors qu’ils s’engageaient dans un virage, Roberto remarqua à environ une cinquantaine de pas que les carcasses de deux chevaux bloquaient le passage. Chaque dépouille était criblée de flèches noires. A cet endroit le bois se rapprochait dangereusement de la piste, les berges étaient abruptes et les fourrés très denses.
Une rapide inspection montra qu’il s’agissait des chevaux de Gundren et Sildar. Vidées, leurs sacoches de selle gisaient près d’un étui à cartes en cuir jauni. « Les assaillants ont pris le contenu de cet étui » remarqua Roberto.

Le jeune roublard s’efforçait de reconstituer les événements, observant attentivement toutes les traces à la recherche du moindre indice. D’un coup, les poils de sa nuque se hérissèrent : une flèche noire passa à quelques centimètres de son épaule… le convoi était tombé dans une embuscade ! Sortis des bois, deux gobelins se ruèrent sur le convoi en bloquant le passage alors que la chariot subissait une pluie de flèches. Le sang ne tarda pas à couler et pendant quelques interminables secondes les gobelins parurent avoir pris le dessus. Si Kossef tentait de garder son sang froid, ses coups étaient imprécis : il découvrait pour la première fois qu’un combat n’était pas le même que dans les salles d’entraînement lorsque l’enjeu était la vie et la mort. Avec la force du désespoir, Jervan adressa une prière silencieuse à son dieu et abattit son marteau de guerre sur le crâne du gobelin le plus proche : arrachée d’un coups, sa tête laissa le corps de l’humanoïde s’affaisser sans vie.  La réaction des autres aventuriers fut telle qu’après quelques minutes seul un gobelin restait en vie.

Après l’avoir désarmé et attaché, les aventuriers tentèrent de l’intimider pour connaître le sort qui avait été réservé à Gundren et Sildar. Or, complètement terrifié, le gobelin demeurait incapable de répondre aux questions les plus élémentaires des aventuriers. Jervan s’en remit alors à nouveau à l’inspiration de son dieu et puisant dans son pouvoir thaumaturgique, il modifia la couleur de ses yeux. Ce regard, qui aurait glacé le sang de plus d’un vétéran des guerres sur la Côte des Epées, apaisa immédiatement le gobelin : sa couleur pourpre lui rappelait les yeux aimants de sa propre mère.
Où se trouve le repaire de tes compagnons ! Parle !”. Le ton de Roland n’admettait aucune hésitation.
Le gobelin reprit à pleurer.
« Veux-tu danser avec elle ? » lui proposa avec un regard noir Roberto en lui montrant sa courte dague. Avec une voix servile, le gobelin accepta enfin de conduire les aventuriers jusqu’à la cachette des autres membres de son expédition. “Nous avons élu domicile dans une caverne proche, c’est là que nous gardons l’aventurier qui était avec le nain. Le nain et sa précieuse carte, l’Araignée Noire a demandé qu’ils soient amenés sans attendre au Château de notre roi : il a des projets pour lui…”.
Gundren était donc en vie – tout le groupe eut un soupir de soulagement – mais pour combien de temps ?
Qui est cette Araignée Noire ?” demanda Roberto.
Personne d’entre nous n’a rencontré celui qui se fait appeler ainsi. Mais notre roi a peur de lui et suit ses instructions à la lettre : c’est l’Araignée qui nous a demandé de tendre une embuscade au nain Gundren Chercheroche et de le capturer. Mais il ne devait pas avoir une grande confiance en nous car il nous a envoyé un gobelours, Klarg pour être notre commandant. Klarg passe son temps à nous frapper et à nous humilier…”, le gobelin frissonna. A l’évidence, il devait avoir expérimenté personnellement la brutalité du gobelours.

Un plan fut rapidement échafaudé : Quarion et Roland garderaient le convoi alors que Kossef, Roberto et Jervan partiraient à la recherche de Sildar en suivant le gobelin.

La nuit commençait à tomber lorsque le petit groupe se mit en marche vers le Nord. Ils purent constater que les gobelins avaient un petit campement à quelques dizaines de pas de la piste : c’était de là qu’ils avaient guetté le passage de Gundren et de son compagnon. C’était de là aussi qu’ils avaient vu passer leur propre convoi.
Malgré la nuit, le gobelin procédait sans difficulté au milieu des arbres épars : sa confiance paraissait même augmenter au fur et à mesure qu’il s’enfonçait dans le bois. Cela n’échappa pas à Roberto qui redoubla d’attention. Tout d’un coup, le roublard s’arrêta : tâtant précautionneusement le sol devant lui, il découvrit un piège grossier. S’il s’était avancé, il aurait été emporté à plus de cinq mètres du sol. L’émotion passée, Roberto fut envahi de colère : tirant brutalement sur la corde au bout de laquelle était attaché le gobelin, il sortit son coutelas, bien décidé à l’amputer d’un doigt. “Plus personne ne me trompera sans le payer amèrement” pensa-t-il. En un éclair, Jervan saisit les intentions du halfelin et s’élança vers lui pour l’empêcher de mener à bien son macabre projet. Mais glissant sur une pierre il faillit bien faire plonger la lame de Roberto dans le coeur vil du gobelin. Deux accidents furent ainsi évités de justesse.
Effrayé, le gobelin cacha son petit visage hideux derrière le nain.
Le sang ne coulera que si c’est inévitable” somma avec sa voix rude le nain. Il avait vu tant de violence accomplie sans motif alors qu’il était officier dans la compagnie de Mintarn.
Très lentement, Roberto rangea son coutelas dans son étui. “Ta miséricorde ne sera que de courte durée : tu sais comme moi qu’il n’hésitera pas à nous trahir dès qu’il le pourra. Et quand il le fera je serai là”. Le roublard passa lentement sa langue sur les lèvres, mimant sans équivoque ce qui se passerait alors.

Suivant la piste des gobelins, les trois compagnons trouvèrent un autre piège – une grande fosse – mais cette fois leur guide involontaire prit la peine de les avertir préalablement. Les trois compagnons arrivèrent ainsi sans encombre devant une grande caverne qui s’ouvrait dans le flanc d’une colline située à environ cinq lieues du théâtre de l’embuscade. Dans le ciel de Faerûn, la lune était pleine  et presqu’aucun bruit ne parvenait à leurs oreilles. Seul le son du rivet d’eau sortant de la bouche de la caverne rompait le silence. En s’approchant, ils remarquèrent que l’entrée était entourée fourrés très denses et qu’un chemin au sec longeait le côté droit du cours d’eau.
Les gobelins ont certainement dû prendre des mesures pour éviter d’être surpris par des intrus” suggéra Kossef.
Je vais m’approcher de l’entrée et vérifier cela” répondit Roberto. Se fondant dans l’obscurité, il n’eût besoin de ramper que  quelques pas pour remarquer que sur la rive droite, cachés derrières des buissons, les gobelins avaient érigé un petit poste de surveillance avec quelques planches de bois. Sûrs d’eux, les deux gardes dont il entendait les voix n’étaient pas très vigilants.
Rapportant sa découverte à ses compagnons, il leur proposa de tenter de s’introduire dans la caverne sans éveiller les soupçons des deux humanoïdes tapis dans l’obscurité. Ils ligotèrent alors leur prisonnier avant de s’engager plus avant.

L’eau sortant de la caverne était glacée mais, heureusement, le petit cours n’était pas très profond, moins de deux pieds. En jouant sur les ombres projetées par les arbres environnant et la colline les trois compagnons parvinrent à rentrer dans la cavité sans être aperçus par les sentinelles. Les yeux de Jervan s’habituèrent immédiatement à la lumière très faible et distinguèrent une première ouverture sur la droite, dont émanait une odeur d’ordures et d’animaux. Des hululements étouffés provenaient de cet endroit, ponctués par le bruits de chaînes traînant sur le sol.

Résolus à retrouver Sildar le plus vite possible, les trois compagnons s’avancèrent. Quelques marches creusées dans la pierre vive conduisaient dans une pièce obscure. Au fond, un fissure s’ouvrait dans le plafond, constituant une sorte de cheminée dont s’émanait une faible lumière. Mais un problème beaucoup plus urgent se présenta à eux : deux loups étaient enchaînés à deux stalagmites par des longues chaînes en fer. Ils étaient visiblement affamés. A la vue des trois aventuriers, ils commencèrent à grogner et à tirer sur leurs chaînes : les deux attaches ne supporteraient pas longtemps un tel traitement.
Jervan s’avança alors lentement vers eux, les regardant intensément. Sa main gauche était ouverte : son pouce et son petit doigt largement écartés oscillaient comme une pendule. Les gestes du nain apaisèrent rapidement les deux prédateurs qui se couchèrent  devant lui.

Les trois compagnons furent immédiatement intrigués par la cheminée naturelle se trouvant au fond de la pièce. Cela pouvait constituer un futur moyen de repli : si leur prisonnier avait dit vrai en évoquant la présence d’un gobelours, ils n’aspiraient pas à passer trop de temps en sa compagnie !
Kossef se hissa péniblement dans l’étroit sphincter. Les parois étaient moites et glissantes, l’air à peine respirable. Environ 10 pieds plus haut il découvrit une large pièce où des sacs et des caisses de provisions avaient été empilés. A l’ouest, le sol rejoignait une ouverture plongée dans l’obscurité. Au nord, quelques marches naturelles montaient vers une chute d’eau alors qu’au milieu des braises brûlaient vivement. Le sang de Kossef se glaça en remarquant la grande figure qui était en train de frapper un gobelin dans la partie est de la grotte : Klarg le gobelours lui tournait – heureusement – le dos ! Un autre gobelin frissonnait à côté d’un grand loup sauvage qui se délectait du spectacle cruel offert par son maître.
Pourquoi tes compagnons ne sont pas revenus après avoir dépouillé le convoi du nain ?” rugissa le gobelours tout en accompagnant son propos par un coup de pied violent dans les côtes du gobelin. Même s’il l’avait voulu, le petit humanoïde n’aurait pas pu répondre à l’interrogation du géant poilu, tant ses coups lui avaient complètement coupé le souffle.
Je veux des réponses et non des soupirs de jeune vierge” ricana le gobelours, visiblement amusé par les minauderies serviles du gobelin. Il jeta les restes d’une cuisse de sanglier dans la cavité où se trouvait Kossef, laquelle servait de vide-ordures. Si, dans sa chute, l’os avait touché l’armure de Kossef, la présence du guerrier aurait été révélée… mais il n’en fut rien.
Le jeune homme redescendit précautionneusement pour informer ses compagnons.

Nous ne sommes pas assez nombreux pour nous attaquer à un gobelours épaulé par deux gobelins. Et je crains que dans le feu du combat, ton petit truc ne marche pas à nouveau sur son loup” dit Roberto en regardant Jervan.
C’est vrai, nous ne pouvons pas affronter seuls toute la bande et son chef. Il va falloir se la jouer discrets” opina le nain.
Le groupe décida donc rapidement de continuer l’exploration des grottes pour retrouver Sildar et essayer d’aller à son secours sans alerter les ennemis. Revenant sur leurs pas, il remarquèrent une autre ouverture de l’autre côté du cours d’eau, vers le nord. En suivant ce cours, Jervan put constater qu’un pont en bois permettait de passer de l’autre côté un peu plus loin. Alors qu’il s’apprêtait à observer de nouveau l’ouverture vers le nord, un léger mouvement attira son attention : un petit ventre vert dépassait de la roche à la droit du pont. Visiblement une autre sentinelle était tapie à cet endroit.
Nous ne pouvons pas traverser par le pont” chuchota Jervan. “Les gobelins ont laissé l’un des leurs faire le guet”. La seule solution était donc de s’engager dans la première entrée.
Tentant aussi bien que mal de se fondre dans l’obscurité, les trois aventuriers traversèrent le cours d’eau et commencèrent à remonter la couloir qui menait à une autre pièce. Ils purent découvrir une large grotte divisée en deux parties séparées de dix pieds. Dans la partie supérieure, l’air était rempli par la fumée du feu entretenu par deux gobelins. Ils étaient en train de cuisiner pour leurs congénères. Deux jouaient avec des ossements alors qu’un autre s’entretenait avec un gobelin de plus grande taille, visiblement investi d’une certaine autorité.
Klarg doit mourir” crachait le grand gobelin. “Après je pourrai prendre le contrôle du clan. Même le roi Grol n’oserait remettre en question mon autorité après cela !”.
C’est vrai, Yeemik, qui pourrait s’opposer à un tel champion ?” ricana son interlocuteur.
Roberto remarqua un gémissement venant du fond de la grotte : Sildar gisait ligoté, dépouillé de son armure et de son arme, visiblement évanoui. Il le fit obsever à Kossef et Jervan.
Nous avons trouvé Sildar et il est encore vivant !”.
Les gobelins étaient nombreux mais l’astuce des trois compagnons pourrait compenser leur infériorité numérique.
Canalisant l’énergie de son dieu, Jervan fit briller d’une lumière éclatante le braisière des gobelins dont les flammes s’élevèrent jusqu’à toucher le plafond de la grotte. Les trois compagnons profitèrent de la stupeur des humanoïdes pour s’avancer d’un pas assuré vers leur chef.
Rendez-vous sur-le-champ !” tonna Kossef, empruntant le ton qu’il avait tant de fois vu adopter par son père lorsqu’il interpellait l’un de ses subordonnés.
Stupéfait, Yeemik cria d’une voix stridule : “Vous n’avez aucun chance : notre chef, Klarg, vous mettra en pièces !
Cela ne désarçonna pas le jeune guerrier.
Le gobelours ? Cela fait déjà une heure qu’il ne vit plus”, mentit-il avec assurance.
Anéanti, Yeemik tomba à genou à l’annonce de cette nouvelle, le reste de la bande le suivit après quelques instants. Rapidement Jervan et Roberto les ligotèrent pour qu’ils ne puissent pas se retourner contre eux lorsqu’ils découvriraient la supercherie.
Jervan s’avança immédiatement vers Sildar : le pauvre humain était gravement blessé et très affaibli. Mais il vivrait. S’appelant à son dieu, il imposa ses mains sur la poitrine du guerrier : un flux d’énergie en émana. Toute pâleur cadavérique quitta le visage de Sildar qui ouvrit ses yeux : les brumes de la mort s’étaient enfin dissipées.
Il faut que vous me rameniez à Phandalin : nous pouvons encore quelque chose pour Gundren”. Il s’évanouit à nouveau.

Le retour fut pénible : porter le guerrier sans attirer l’attention n’était pas aisé mais miraculeusement Kossef, Jervan et Roberto parvinrent à tromper à nouveau les gobelins postés à l’entrée de la grotte. En arrivant au campement ils instruisirent rapidement Quarion et Roland de ce qui s’était passé.
Le soleil commençait alors à se lever sur la Côte des Epées.
Ils se mirent rapidement en chemin vers Phandalin où les attendaient leur récompense et peut-être quelques réponses à toutes les interrogations que cette attaque organisée avait suscitées.

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