Extrait du journal de Cafard Blafard (1)

Tant de douleur, tant de souffrance, tant de corruption, de meurtres et de vilenies. La nature est souillée par les miasmes du chaos qui déverse son venin à travers le monde. J’ai vu de mes propres yeux ce que les créatures qui foulent cette terre peuvent faire.

C’est après avoir repris mon souffle que je décide de réciter tel un murmure dans le vent quelques sutras que mon maître me récitait étant jeune. Cependant, mes pensées sont occupées à faire le résumé du mois passé après ma fuite depuis les geôles de la cité des Orcs.

En 31 jours,
j’ai vu des choses qui m’ont dépassé et pourtant je reste calme et aussi solide qu’un roc. Les épreuves qui m’ont mené à mes compagnons sont le reflet du monde qui s’ouvre à moi. Mais je ne dois me détourner du chemin qui est le mien, et je pense être loin d’imaginer ma destinée. Une seule chose comptait alors à mes yeux : retrouver la porte du Plan de l’Air Maléfique, la fermer à jamais. Pour enfin m’acquitter de ma quête et retrouver la Montagne Céleste. Je prendrai alors le chemin qui y mène et m’y retirerai jusqu’à la fin de ma vie, pour y enseigner les préceptes de maître Yu, et y construire un monastère au nom du peuple Shu.

La bribe d’âme de Yan-C-Bin ne doit pas noircir mon être et mon Ki. Je suis déjà allé trop loin dans l’utilisation de cet artefact maudit, Cyclone, et qui, en la maniant me fait me perdre dans les méandres de sombres pensées. Et pourtant, cette puissance entre mes mains est dévastatrice. La preuve en est, le prophète de l’eau a goûté à la foudre, et il n’a pas été le seul…Tsu !

Je suis contraint à devoir porter ce fardeau jusqu’à destination. Là où il sera détruit à tout jamais. Je compterai sur l’aide de la seule personne ayant déjà fait cela, Quarion l’Elfe, et sur mes compagnons, du moins je le souhaite, pour accomplir cette tâche. Je dois laver mon honneur afin d’entamer et de terminer mon périple.

Toutes ces heures de concentration intense m’ont permis de développer des nouvelles techniques de combat. Et de terrasser les funestes créatures qui peuplent ce monde. Cette voie m’a permis de devenir plus fort, et d’être digne de ce qui n’est plus aujourd’hui qu’un simple souvenir, le savoir de mes ancêtres dont je suis le seul détenteur. Il est de mon devoir de perpétuer cet enseignement. Mais tout cela a un prix je suppose…

Maître je suis prêt.

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