Compte-rendu : « Le vouloir des dieux » (Lex Arcana)

Après ma participation à la campagne de financement participatif de Lex Arcana, j’ai pu mettre la main sur un exemplaire du Kit de démarrage (Quickstarter) disponible en version imprimée à Lucca Comics & Games 2018. Voici le compte-rendu de la session au cours de laquelle nous avons essayé l’aventure incluse dans le kit : Il volere degli dei (Le vouloir des dieux). Pour notre review de ce jeu, par notre MJ Ugo, c’est par ici !

Pour cette aventure, nous disposions des personnages pré-tirés suivants, tous inclus dans le Kit de démarrage :

Aulete : un ingénieur qui, après avoir été confronté à des événements surnaturels a rejoint la Cohors Auxiliaria Arcana. Egyptien d’origine alexandrine, Aulete était le savant du groupe.

Zenobia : née à Pergame, fille de riches négociants en étoffe ayant passé son enfance à voyager, Zenobia était la diplomate du groupe.

Pendaran Mab Elad : le plus âgé, originaire de Bretagne mais formé à Rome dans l’Art des augures, Pendaran était l’augure du groupe.

Gaius : né à Aquileia dans le Nord de la province d’Italie, Gaius a rejoint la Garde prétorienne avant de se rendre à Mediolanum où, après de nombreuses, épreuves, ses excellentes aptitudes à la survie l’ont fait remarquer. Gaius est l’explorateur du groupe.

Electra : fille d’un guerrier Thrace, Electra a eu un parcours inhabituel. Après la soumission de sa tribu à l’ordre romain, elle a rejoint Rome comme gladiatrice, puis a été remarquée et enfin enrôlée dans la Cohors Auxiliaria Arcana. Electra était la guerrière du groupe.

En l’an 1229 Ab Urbe Condita, les premières chaleurs du printemps atteignent la Gaule Romaine, une province sûre de l’Empire. C’est dans un fort de la province de Lugdunum (actuelle Lyon) que les Compagnons sont approchés par le sénateur Marcus Nepotius. Celui-ci, un homme pourtant expérimenté et à l’apparence généralement inébranlable leur fait part de ses inquiétudes. Des rêves étranges hantent ses nuits et même la consultation d’un augure s’est révélée infructueuse. Marcus Nepotius demande au contubernium de se rendre plus au Nord : les nouvelles en provenance de cette partie de la province sont inquiétantes. Après avoir communiqué ses instructions, encore soucieux, il s’éclipse.

Les compagnons s’attellent immédiatement aux préparatifs pour leur première mission. La ville d’Augustodunum se trouve à environ trois journées de voyage grâce aux excellentes montures dont dispose la Cohors. Quelques recherches leur révèlent que la ville, qui abrite environ 5000 habitants, a une réputation paisible. Elle est protégée par une légion formée de vétérans.

Avant le départ, Pendaran tente de consulter les augures mais les signes qu’il perçoit sont confus. Le contubernium quitte donc Lugdunum l’esprit empli d’incertitudes : pourquoi les dieux demeurent-ils hermétiques ? Mais rapidement la beauté de la nature autour d’eux alors qu’ils s’engagent vers le Nord vient un peu dissiper la gravité qui les avait assaillis. Chemin faisant, ils restent malgré tout précautionneux mais rien de surprenant ne se produit. La puissance de la Nature autour d’eux est une source de ravissement.

Lors de leur premier bivouac, encore inquiet, Pendaran consulte à nouveau la faveur des dieux. Jupiter lui-même leur apparaît au-dessus de la forêt. Le contubernium a la faveur des dieux ! Mais Pendaran devine dans le regard à la fois protecteur et inquiet de l’apparition celeste et son glaive à demi levé que de terribles épreuves attendent leur groupe. Il garde cependant pour lui-même ses préoccupations.

Le deuxième jour de voyage, le contubernium croise quelque commerçants. La circulation est très intense et ils en profitent pour poser quelques questions sur la région vers laquelle ils se dirigent. Un tonnelier hésite d’abord à répondre aux questions des compagnons, un peu intimidé. Mais il révèle qu’à Augustodunum la situation est tendue. De nombreux marchands ont été agressés par des brigands. Certes rien que la légion sur place ne puisse gérer. Mais l’impact sur les affaires a été rude et de nombreux marchands évitent pour le moment les déplacements dans la région à moins d’être accompagnés par des membres de la légion pour assurer leur protection. Après une rapide dégustation du vin du marchand, les Compagnons concluent que finalement les troubles dans la région présentent au moins l’avantage de protéger la population contre un empoisonnement collectif !

Lors du deuxième bivouac, les gardiens de l’empire redoublent d’attention. Inspiré par la vision du soir précédent, Pendaran tente un rituel de précognition. Mais dans sa précipitation, sa demande est bien trop imprécise : « Allons-nous être attaqués par des brigands ? ».
Zenobia réfléchit aux songes de Marcus : un arbre mort qui bourgeonnait… Qu’est-ce qui connaît un renouveau ? Il est certain que le sage sénateur ne les aurait pas envoyés pour enquêter sur de simples faits de brigandage.

Le troisième jour de voyage le contubernium aperçoit enfin les murailles de la ville. Un fort militaire se trouve sur leur chemin. Leurs lettres de présentation leur ouvrent facilement les portes du fort. Les soldats, au garde-à-vous, les dirigent rapidement vers les appartements du légat. L’homme, dans sa quarantaine, est inquiet. Le groupe de brigands dont ils ont déjà entendu parler est une épine depuis plusieurs mois. Mais ce que la population d’Augustodunum ignore est que les brigands sont maintenant beaucoup plus agressifs. Non seulement leur arrogance est inédite mais surtout leur organisation a changé… une organisation qui rappelle indéniablement un entraînement militaire. Ces hommes, tous des gallo-romains affichent une férocité jamais vue, tuent la nuit et, récemment, ont même tenté d’enlever des enfants de patriciens. Enfin, ils sont peut-être responsables de la mort d’un riche patricien, Drusus, propriétaire foncier bien connu dans la région.

Le mystère autour d’Augustodunum commence donc à la fois à se préciser et à s’épaissir. Les gardiens décident alors d’interroger un vétéran qui a combattu les terribles brigands. D’abord réticent, le vieux soldat cède enfin aux questions pressantes des custodes.

« On dirait que la nature est de leur côté… Et nous ne pouvons rien faire, car nous sommes tous maudits ! », lance l’homme, encore bouleversé.

Pas vraiment rassurés, les custodes décident de passer la nuit avec la garnison afin de ne pas attirer inutilement l’attention de habitants. Cette nuit-là tous font un rêve saisissant : des ruines ainsi qu’un guerrier celte au puissant torse couvert de sang et revêtu d’un casque orné des ailes d’un aigle.

Quelque peu ébranlés par la force de la vision qu’ils ont partagée, ils interrogent le légionnaire de garde sur la tribu autochtone et découvrent que la tradition raconte qu’une bataille décisive aurait eu pour théâtre la région d’Augustodunum. Ruminant ces informations, ils reprennent la route pour se diriger vers la zone où se sont concentrées les attaques des brigands. Dans cette nature exubérante, les talents de Gaius se révèlent rapidement précieux et ils parviennent à identifier des traces alors que le soleil commence à se cacher.

Mais le temps change rapidement et au fur et à mesure qu’ils s’enfoncent dans la forêt les chevaux manifestent leur nervosité jusqu’à lancer des hennissements apeurés. Dans les sous-bois, les gardiens éprouvent un étrange sentiment d’isolement, qui les met profondément mal à l’aise. Ils avancent malgré la pluie qui ruissèle désormais alors que l’odeur de putréfaction qui se lève du sol humide retourne leurs estomacs. Au moment où ils traversent un ruisseau, les custodes remarquent le cadavre d’une biche, horriblement déchiqueté par des crocs.

« Cette biche a été tuée par une colère divine ! s’exclame Pendaran. « Mais pas d’un dieu de Rome » souligne la jeune Electra.
Les custodes  sont perdus. Seul Gaius semble insensible à l’étrange confusion qui a envahi ses amis et qui trouble leurs sens. Un éclair éclate, la pluie tombe drue. Surgissent alors de la mousse d’un arbre des créatures drapées de noir : leurs bras squelettiques, d’un blancs malsain, brillent dans la nuit. Ces créatures surnaturelles ressemblent à des enfants, des enfants sortis tout droit d’un cauchemar. Leurs traits sont émaciés, vieillis prématurément et nulle voix ne sort de leur gorge. Mais le temps n’est pas à l’observation car, tout en adressant des sifflements impies, les monstres se ruent sur le contubernium.

L’entraînement des gardiens révèle alors toute son efficacité. Les représentant de la Cohors Auxiliaria Arcana réagissent rapidement, comme s’ils ne constituaient qu’un seul et même corps et après avoir mis à mort quatre des monstruosités, ils voient les autres, non sans un certain soulagement, reculer et enfin disparaître. Mais la victoire est de courte durée car déjà un sanglier, le plus grand qu’ils aient jamais vu se met à les charger. Leurs armes semblent d’abord incapable d’arrêter l’immonde bête tout droit sortie des rêves du plus fou des sorciers barbares, leurs premiers coups ne l’affectent nullement et tout en se réorganisant, les gardiens prient silencieusement leurs dieux tutélaires en espérant la victoire ou, à tout le moins, une mort rapide. Enfin leurs armes parviennent à pénétrer l’épaisse fourrure de l’animal surnaturel. Son sang s’écoule désormais sur ses flancs, noir et visqueux comme la nuit. Comprenant que si la bête peut être blessée, elle peut aussi mourir, les custodes redoublent d’ardeur et alors que leur survie paraît suspendue à un fil, ils voient enfin la bête s’éffondrer.

Ereintés par le combat, ils se regardent égarés. Pendaran a l’impression d’entendre le souffle d’un homme derrière eux, mais il n’aperçoit rien lorsqu’il se retire brusquement.
A la demande de Zenobia, les custodes pratiquent un rituel de purification. Mais l’ancien druide ne parvient pas à le mener jusqu’à sa fin. Honteux, il présente ses excuses à ses compagnons d’armes. Sa blessure au mollet est très douloureuse et une étrange confusion règne encore dans son esprit, ce qui lui empêche de se concentrer. Malgré cela, leur séjour dans la forêt n’est pas totalement infructueux car, à l’endroit même d’où venaient les murmures, les custodes découvrent les traces d’un ancien foyer.
Le rituel de rétrocognition de Pendaran permet de voir trois guerriers barbares, deux armés d’une hâche à double tranchant et le troisième d’un glaive massif qui se tiennent aux côtés d’un homme habillé d’une toge blanche maculée de mucus. Ils entendent des incantations prononcées dans une langue gutturale qu’ils ne comprennent pas. Des silhouettes encapuchonnées émergent alors de la nuit et un nom se fait entendre distinctement : « Toutatis », un nom qui ne leur est pas inconnu.

Après la vision de Pendaran, les custodes se remettent en marche et avancent dans la forêt hostile. Ils aperçoivent des roches, disposée de manière géométrique. S’agirait-il d’anciennes fortifications ? Mais plus loin, déjà les feux d’une ville à proximité sont visibles. Complètement épuisés, ils décident d’y rechercher un endroit où passer la nuit.

A leurs arrivée aux portes de Sidolocus, un patricien nommé Marcus Florus Bibaculus les accueille et reconnaissant les insignes de la Cohors Auxiliaria Arcana leur offre l’hospitalité. Heureux de cette proposition inattendue mais encore sur leurs gardes – les brigands sont bien informés, ce qui implique qu’ils disposent d’espions dans les agglomérations de la région – ils chargent Electra de repérer les lieux.
Après une nuit de sommeil, ils décident de se rendre aux termes pour se relaxer et, surtout, discuter avec les citoyens. Leur hôte leur décrit une ville relativement calme mais l’absence totale de légionnaires intrigue les membres du contubernium. Tout comme l’attitude quelque peu servile du patricien.

Après avoir pris congé et en se promenant dans les rues, ils remarquent que la ville semble un peu sous-peuplée et, dans une rue, ils croisent un groupe d’hommes et de femmes en larmes. Plusieurs ont perdus un enfant au cours des derniers jours, tous enlevés par des silhouettes encapuchonnées. Les victimes sont des garçons essentiellement et uniquement de parents romains.

Pourquoi leur hôte n’avait-il jamais évoqué ces enlèvements ? Les custodes comprennent qu’il leur a volontairement caché ces informations. Revenus dans aux termes, ils procèdent à son interrogatoire, mené par Electra et Zenobia. Sa résistance est de courte durée face aux deux jeunes femmes et il avoue en sanglotant que Brennus, le chef des brigands, lui avait promis le contrôle de la ville s’il laissait prendre les enfants. L’homme les met en garde : « Brennus se dit protégé par Toutatis ! Son dieu lui donne le pouvoir de visiter lors des songes. C’est ainsi qu’il donne ses ordres ».

Les Gardiens ramènent le Bibaculus à sa demeure, non sans lui avoir administré – par précaution – un puissant narcotique afin qu’il ne puisse pas communiquer en songe avec Brennus.
Dans la villa du patricien, Zenobia met rapidement au travail les serviteurs afin de réaliser une fouille en bon ordre. Leurs recherches révèlent un coffre dont le contenu confirme la trahison du patricien. Le coffre contient en effet des objets précieux mais aussi des parchemins ( notamment la liste des biens immobiliers … du patricien tué par les brigands !). Une carte est restée collée au fond : il s’agit d’un plan à main levée de l’oppidum, ainsi que d’un tumulus, mais non d’un tumulus romain. Les lignes griffonnées indiquent clairement son entrée.

Forts de ces informations, et après de rapides préparatifs – les enfants sont peut-être encore en vie – les custodes se dirigent une nouvelle fois vers l’oppidum. La lumière du jour permet à Gaius de remarquer que les pierres massives qu’ils avaient déjà aperçues le jour précédant sont celles d’une fortification de grande ampleur. « Pourtant nulle mention de cela dans les archives historiques… » réfléchit silencieusement Aulete tout en promenant ses doigts fins sur les pierres. L’ingénieur remarque soudainement des lettres : A L S A. « Alésia ! » Mais quel lien avec Brennus ?

L’indice est trop important pour ne pas l’exploiter complètement. Pendaran s’attelle immédiatement à un rituel de rétrocognition sur la pierre ornée des lettres du nom de la ville. Son esprit est transporté au moment de la reddition. Il voit le grand César, dans toute sa gloire, prendre le glaive du chef des barbares, Vercingétorix et le confier à un serviteur. Mais ce serviteur ne détruit pas l’arme comme son maître le lui avait demandé.

Le contubernium commence à fouiller avec attention l’oppidum. Les opérations sont difficiles, l’humidité de la forêt pénètre leurs vêtements et une pluie battante met à rude épreuve leur moral. A un moment, Pendaran est même projeté au sol : le mauvais sort semble s’acharner sur eux. Mais ils trouvent ainsi un amas de branchages : l’entrée du tumulus !

Cette découverte galvanise les custodes qui cherchent la deuxième entrée alors que la nuit commence à tomber. Ils trouvent un puits et Gaius décide de descendre l’étroit boyau en rappel. Alors que le jeune explorateur tente tant bien que mal de trouver des appuis dans l’obscurité et d’éviter ainsi une chute qui pourrait être mortelle, quatre brigands sortent du tumulus. Heureusement, dans la brume, ils n’aperçoivent pas les gardiens à quelque dizaines de pas, accroupis autour de la bouche du puits. Les brigands semblent attendre attendre quelqu’un.
Alors que sa descente lui semble interminable et qu’il transpire à grosses gouttes, Gaius entend de plus en plus distinctement une sorte de chant scandé. Il aperçoit enfin une salle, au centre de laquelle se trouve un autel en bois très ancien et sombre.
Un glaive est posé sur l’autel et devant lui se tient un homme de grande stature, torse nu, coiffé d’un casque orné des ailes d’un aigle. Serait-ce Brennus ? Le chant se poursuit et Gaius remarque avec stupéfaction qu’alors que le bois de l’autel est torsadé, torturé, de jeunes pousses ont commencé à fleurir autour du glaive.

Les autres custodes commencent la descente dans l’obscurité, cachés par l’épais brouillard aux yeux des brigands qui se trouvent en contrebas. Mais pendant son parcours, Electra perd son appui et glisse, attirant malheureusement sur elle l’attention des brigands qui se trouvent près de l’entrée du temple souterrain.
Mû par le désespoir tant le combat semble inégal, Gaius s’élance vers le glaive posé sur l’autel. Le chef des brigands, dont le regard brille comme l’ambre bloque cependant sa main avant qu’il n’ait pu se saisir de l’arme magique.

Qu’est-ce qui a réveillé les dieux gaulois et leur colère ? La redécouverte du glaive ! Gaius comprend qu’il faut le retirer à Brennus. Gaius s’élance sur le côté puis, avec des réflexes dignes des fauves du cirque s’élance à nouveau vers le musculeux barbare. Il parvient à se saisir du glaive. Brennus perd immédiatement de sa superbe, sa musculature se réduit. Le jeune custos tente de briser le glaive. De toutes ses forces il frappe l’autel et la pierre du plat de l’arme mais sans succès. Le geste de Gaius a cependant distrait Brennus dont la garde laisse une ouverture à Electra : la jeune guerrière plonge sa dague dans le cou du barbare qui tombe au sol en émettant un gargouillis blasphème. Sans leur chef, les autres brigands périssent rapidement sous les coups impitoyables des custodes.Un grande lumière envahit alors le temple souterrain et les jeunes pousses qui s’étaient épanouies dans le bois mort de l’autel flétrissent.

Le contubernium fait une entrée triomphale à Augustodunum, accompagné des enfants qui étaient retenus prisonniers pour achever un rituel impie. Les custodes apprennent avec plaisir qu’une légion est arrivée et que le sinistre Bibaculus a été arrêté. Marcus Nepotius les accueille. Inquiet en raison de l’absence de nouvelles de leur part, il avait décidé de se rendre directement à Augustodunum.

« J’ai mené moi-même ma petite enquête à la suite de vos révélations. Le glaive du général Vercingétorix avait été confié à la famille de Drusus, descendants du serviteur qui avait reçu le glaive des mains mêmes de César. Lors d’une de leurs attaques, les brigands avaient par chance pu mettre la main sur l’arme qui était transmise de génération en génération. C’est bien cette arme qui leur avait permis de retrouver la puissance magique des anciens dieux ».

« Que va devenir le glaive ? » demande Zenobia.

« Il sera mis en lieu sûr » répond le sénateur avec un grand sourire avant de prendre congé.

Toutes les images (c) Quality Games srl

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